Transat Jacques Vabre 2019

 

C’est à 13h15, dans un petit vent médium que les 118 marins engagés dans la 14e édition de la Transat Jacques Vabre, ont pris le départ de cette course en double, entre Le Havre et la station balnéaire de Salvador de Bahia, dont le tracé s’inspire de l’itinéraire historique des clippers qui rapportaient en France le café du Brésil.

La flotte des concurrents de cette transatlantique est composée de 27 Class40, 3 Multi 50, et 29 IMOCA 60’, dont l’équipage monégasque du monocoque à foils Malizia II – Yacht Club de Monaco, co-skippé par l’Allemand Boris Herrmann et le jeune anglais de 25 ans Will Harris ; tous deux ayant participé ensemble l’été dernier au Rolex Fastnet.

 

Il s’agira de la deuxième participation du bateau battant pavillon Yacht Club de Monaco à cette épreuve organisée tous les deux ans. « Dans le cadre de notre politique sportive, Malizia II, le vaisseau amiral de course au large de la Principauté de Monaco, se doit de prendre part à des épreuves de renom international afin de faire rêver nos jeunes régatiers et susciter de nouvelles vocations. Avec 29 IMOCA au départ, jamais un tel plateau n’avait été réuni. Cela va être très motivant pour notre équipage monégasque de se confronter aux plus grands spécialistes de la course hauturière. Cette édition va permettre de découvrir les performances très prometteuses de nombreux nouveaux Imoca, qui volent réellement, mais dont le comportement dans les conditions de course est incertain. La diversité des nouveautés dans les architectures proposées est sans précédent. Cette transatlantique s’annonce spectaculaire et passionnante. Une belle répétition à un an avant le Vendée Globe ! », commente Pierre Casiraghi, vice-président du Y.C.M., à l’initiative de ce projet.

 

« Je suis vraiment content d’être de retour sur cette transat. A la différence de la précédente édition, où les deux premiers jours de course avaient été très intenses, on va partir avec un flux de vent de nord-est médium, qui va nous permettre de rentrer en douceur dans cette transat. Le vent devrait, ensuite forcir progressivement et nous permettre de descendre la Manche au portant. C’est dans la nuit de dimanche à lundi que les choses vont se compliquer, avec une grosse dépression centrée sur les Açores, qui devrait générer des vents soutenus de sud-ouest sur l’Atlantique ; avec pour nous au programme plusieurs changements de voiles de portant et une succession d’empannages. » commente Boris Herrmann, qui semble serein sur les conditions météo, mais pas encore décidé sur la stratégie à adopter. « Nous ne prendrons probablement notre décision que lundi. Deux options s’offrent à nous : plonger au sud, sur une route plus courte mais face au vent ou contourner le centre dépressionnaire pour toucher les vents portants si les conditions s’avèrent favorables. C’est plus long mais ça peut aller plus vite ».

 

Dès lundi soir, on pourrait donc voir, selon que les bateaux sont équipés de foils, ou pas, des stratégies très différentes. Les premiers bateaux sont attendus à destination autour du 7 novembre, soit dix jours après le départ.

 

Rappelons que pour sa première participation à la Transat Jacques Vabre en 2017, Boris Herrmann, qui était associé au Français Thomas Ruyant, avait réalisé le bel exploit de terminer à la 4e place du classement général. Le monocoque de 60 pieds (18,28 m) avait mis 14 jours 21 heures 31 minutes et 53 secondes pour parcourir les 4 350 milles du parcours théorique, celui de l’orthodromie (ligne directe) depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 12,18 nœuds.