Si la rencontre s’est faite par écrans interposés, l’excitation était néanmoins belle et bien palpable à l’occasion du rendez-vous virtuel organisé ce mercredi matin entre Boris Herrmann et les élèves de plusieurs écoles de CM1 et CM2, en Principauté et en France.

Passionné de grand large, Boris, premier marin allemand qui va s’élancer dans cette course mythique, adore transmettre sa passion et son amour pour l’océan. C’est sur son bateau Seaexplorer-Yacht Club de Monaco, premier IMOCA à représenter officiellement la Principauté de Monaco, que le marin de 39 ans va réaliser son rêve d’enfant : parcourir un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Un défi qui suscite bon nombre d’interrogations chez les plus petits. Alors que certains se demandent de quelle quantité de nourriture dispose le bateau, d’autres s’inquiètent de savoir si celui-ci peut chavirer ou encore ce que Boris a prévu pour Noël. Des interrogations pétries d’innocence qui n’ont pas manqué de toucher le marin qui s’est prêté pendant une heure au jeu des questions/réponses. Les élèves ont ainsi pu apprendre que le plat préféré de cet allemand de souche est le cassoulet, qu’il lui arrive d’avoir le mal de mer ou que sa passion pour le grand large provient d’un film qu’il a visionné à l’âge de 16 ans « des images qui m’ont fasciné et qui ne m’ont jamais quitté » avant de poursuivre « si vous avez un rêve, quel qu’il soit, il faut s’y accrocher et y croire car tout est possible ». Des phrases qui ont trouvé un écho auprès de son jeune public émerveillé de pouvoir discuter en direct avec celui qui va affronter l’épreuve que l’on surnomme communément l’Everest des mers.

Boris a également profité de cette occasion pour sensibiliser les enfants sur les missions qui l’attendent tout au long de son périple « tout le monde pourra suivre en direct les données que je vais récolter grâce au laboratoire de bord. La vitesse du vent, la gîte du bateau, la température de l’air et de l’eau ou encore la salinité, le PH et le CO2 contenu dans l’océan seront autant de valeurs visibles en direct sur le site internet du Yacht Club de Monaco ». A l’image des 32 autres skippers, Boris Herrmann s’est isolé jusqu’au départ afin de respecter le strict protocole sanitaire mis en place par la direction de course. Un isolement qui en précède un autre avec le départ prévu dimanche 8 novembre à 13h00 des Sables-d’Olonne.

Dans la peau des skippers du Vendée Globe

Course de tous les superlatifs, le Vendée Globe continue d’impressionner malgré ses 9 éditions. Pour faire toute la lumière sur les questions qui planent autour de cette course, le Yacht Club de Monaco lance tous les mercredis en fin d’après-midi, un rendez-vous qui permet de répondre aux nombreuses questions des néophytes.

Animés par Thierry Leret de la Section Sportive du Y.C.M, ces points hebdomadaires sont l’occasion pour les coureurs et les membres sportifs de comprendre ce qui attend les skippers. Trois caps mythiques à passer (Bonne Espérance, Leeuwin et Horn), des conditions uniques à affronter (…) le Vendée Globe multiplie à lui seul les obstacles.

Comprendre les phénomènes météorologiques passés et à venir qui jonchent le parcours, décrypter la vie et l’organisation à bord d’un IMOCA, analyser les différentes stratégies (…) sont autant de thématiques qui seront abordées au cours des prochaines semaines. Des intervenants viendront à chaque fois partager leurs expériences tels que Gilles Chiorri, marin et ancien directeur de course de le Route du Rhum, Denis Horeau, ex-patron du Vendée Globe, le navigateur Philippe Monnet, qui possède à son palmarès un tour du monde en solitaire à l’envers, Christian Dumard, routeur attitré des plus grands marins et bien d’autres encore.

Si, pour la plupart, la course reste physiquement inaccessible, beaucoup vivront l’aventure par procuration à travers Virtual Regatta, un jeu dont les règles ont été expliquées ce jour afin que chacun puisse embarquer de chez-soi dans l’aventure IMOCA. Olivier Ogéron, leader du Hall of Fame sur Virtual Regatta Offshore viendra également distiller ses précieux conseils, de quoi guider les participants novices au logiciel. Car si le Vendée Globe fait rêver plus d’un marin, il alimente également l’imaginaire de tous ceux qui restent à terre.