9e Vendée Globe

 

Mardi 19 janvier 2021. A 2.800 milles nautiques de l’arrivée, soit une estimation de neuf jours avant de couper la ligne finale aux Sables-d’Olonne, Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco) est toujours aux avant-postes dans le peloton de tête des 7 premiers concurrents du Vendée Globe, à moins de 175 milles nautiques du leader.

 

« C’est le moment de terminer ce Vendée Globe pour moi. Je suis fatigué. Le passage du Pot-au-Noir a été éprouvant. On ne fait pas cette épreuve pour se faire plaisir mais pour le Challenge. Les conditions sont stressantes » avouait ce matin le skipper allemand, lors d’une vacation ce matin

Quelques heures plus tard, Boris Herrmann a eu la surprise de pouvoir échanger avec S.A.S le Prince Albert II de Monaco, président du Y.C.M., et Pierre Casiraghi, à l’initiative du projet, à l’occasion du live n°73 « Vendée Globe », auquel le vice-président du Yacht Club de Monaco était l’invité. « C’est juste fantastique. Nous sommes tellement fiers ici au Yacht Club de Monaco. Je compte les jours jusqu’à l’arrivée. Je ne peux même pas dire à quel point je suis heureux. Nous sommes à 150% derrière Boris et nous espérons que les conditions restent favorables jusqu’au Sables-d’Olonne. » a déclaré le Souverain monégasque.

Pierre Casiraghi de poursuivre : « c’est une course magnifique que Boris réalise. Les conditions sont dures. Je suis debout la nuit parfois pour suivre la course. Je suis en contact avec lui autant que possible. »

 

 

Jeu d’échec grandeur nature

 L’incertitude est totale à quelques jours de l’arrivée. Jamais les marins du Vendée Globe n’avaient conservé un pareil suspense dans cette course en solitaire, autour du monde et sans escale de 24 296 milles nautiques. Un temps 3e de l’épreuve, Boris Herrmann sur Seaexplorer-Yacht Club de Monaco, poursuit sa route vers les Sables-d’Olonne.

Après 72 jours de course, il sait que tout est encore jouable : « On va affiner le routage pour la suite car il y a encore deux fronts froids et deux ou trois dépressions à venir. Cela reste encore ouvert. Beaucoup d’empannages au portant sont au programme. Là je reste très concentré car avec les grands foils, il faut faire attention, respecter l’équilibre entre vitesse et maintenir le bateau en bon état. Actuellement, je navigue à 20 nœuds. » explique Boris.

Les prévisions annoncent une remontée sportive et il est obligatoire de gérer au mieux la monture et le marin pour tenir jusqu’à la ligne d’arrivée « c’est un bateau exigeant donc il faut que je fasse attention à lui mais à moi aussi. J’essaie de manger régulièrement, dormir dès que j’en ai l’occasion pour avoir constamment assez d’énergie à donner et être prêt pour le sprint final. »

Il se joue désormais une régate dans la course où tous les choix vont peser dans balance. Le groupe de tête navigue désormais au reaching dans l’alizé de Nord-Est. Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco) et Louis Burton (Bureau Vallée 2) ont opté pour une option plus Ouest. Si cette route est plus longue que celle empruntée par le reste du paquet, elle permet aux deux marins d’aller plus vite. Les prochains jours nous diront si ce choix était payant.