9e Vendée Globe

 

Lundi 4 janvier. Après 56 jours de course, Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco) va s’offrir son 5e cap Horn, le premier en solitaire. C’est dans la nuit de lundi à mardi que le skipper allemand devrait passer ce point mythique.

 

« Je crois qu’il n’y a que Jean Le Cam qui en a plus » expliquait le skipper allemand. « J’ai hâte d’y être ! On va se croiser entre nous alors on se suit à l’AIS… C’est un peu une bataille d’empannages. Je devrais déborder le cap Horn d’ici lundi soir : je vais entrer dans l’Atlantique et il y a deux routes au moins possibles. La première passe par le détroit de Le Maire avec peu de mer et l’autre par le large en laissant les Falkland à bâbord. »

Yannick Bestaven (Maître CoQ IV), premier concurrent à franchir le cap Horn, compte 147 milles nautiques d’avance sur Charlie Dalin (Apivia), dauphin de la course. Thomas Ruyant (LinkedOut) et Damien Seguin (Groupe Apicil) continuent quant à eux de briguer la 3e place.

A l’arrière, sept bateaux jouent au jeu des chaises musicales. Benjamin Dutreux (Omia-Water Family), Louis Burton (Bureau Vallée 2), Jean Le Cam (Yes We Cam) et Boris Herrmann (Yacht Club de Monaco) progressent dans un mouchoir de poche et se tiennent en un peu moins de 70 milles. Portés par un flux de Nord-Ouest de 20 à 30 nœuds, le petit groupe navigue à 15/18 nœuds de moyenne et sont sur le point de laisser le Pacifique derrière eux.

La longue remontée de l’Atlantique s’annonce d’ores et déjà compliquée. Le duo de tête va bientôt être confronté à des vents de plus en plus faibles régis par un système anticyclonique. L’écart avec le groupe de poursuivants va donc se resserrer petit à petit, de quoi alimenter le suspense.