9ème Vendée Globe

 

Après 16 jours de course, Boris Herrmann a atteint l’Atlantique Sud. Des alizés de sud-est bien établis associés à l’anticyclone de Sainte-Hélène stable ont permis de naviguer à vive allure pendant plusieurs jours. C’était une véritable course de vitesse vers le sud et Boris a bien défendu farouchement sa 7ème place depuis le passage de l’équateur.

Grâce à sa régularité et à son bon position à l’approche d’un front au large des côtes brésiliennes, Boris occupe une belle 6ème place depuis plusieurs jours. Il est actuellement au coude-à-coude avec son concurrent Yannick Bestaven (Maître Coq IV), 5ième au pointage de 12 heures ce mardi et qui ne possède pas plus de 2 milles nautiques d’avance sur le navigateur allemand.

Les prochaines heures et les prochains jours seront tactiquement très difficiles pour les skippers. L’habituelle succession de dépressions, qui devait les emmener à travers l’Atlantique Sud, ne s’est en effet pas présentée. Seaexplorer – Yacht Club de Monaco et les autres IMOCAs à ses côtés, qui se trouvent à 1000 miles nautiques au sud-est de Rio de Janeiro, ont, pour ainsi dire, été laissés en rade dans le désert de l’Atlantique Sud pris dans des vents changeants et très faibles. Aucune dépression avec du vent portant en vue pour l’instant. “C’est un sentiment étrange“, a admis Boris, “imaginez-vous que vous êtes assis sur le bord de la route en vous demandant si l’on va venir vous chercher un jour“.

Dans les prochaines 48 heures, le vent devrait augmenter et la flotte va se remettre en route à une vitesse de marche plus élevée. D’ici là, Boris devra prendre son mal en patience avec 13 nœuds de vent et continuer à naviguer concentré comme il l’a fait jusqu’à présent. Paradoxalement, les conditions météorologiques sont parfois plus difficiles à gérer. En ce moment, c’est une véritable épreuve mentale pour les marins.